AUTOUR DE LA MARQUE
De la BD culte au dessin animé…
Découvrez les 6 étapes clés de la fabrication traditionnelle de cette animation haut de gamme...
Quelles étapes pour animer toutes les histoires ? Qu’est-ce qu’un storyboard ? A quoi sert un gouacheur ? Qu’est ce que le lay-out ? Comment obtient-on un mouvement continu dans l’animation ?

1. L’adaptation

Les auteurs de la série ont amplifié le fantastique et développé l’action dans le seul but de dynamiser visuellement l’évolution de l’intrigue. Après la rédaction de chaque synopsis (bref exposé écrit du sujet de l’aventure), suit la phase d’adaptation au style cinématographique au cours de laquelle l’histoire est scénarisée : c’est l’écriture du script.

2. Le story-board

Premier découpage imagé du script, c’est une succession de vignettes dessinées décrivant le cadre de chaque séquence. Dans les cadres séquentiels figurent les indications de décors et de personnages intervenant dans chaque plan numéroté. On y inscrit les durées d’action, les mouvements de caméra, les dialogues, et les ambiances couleurs du plan (jour / nuit / ombre). C’est le document de référence tout au long de la fabrication de l’animation.

3. Les décors, les modèles et les « props »

- Pour les décors une documentation très riche a été réunie afin de reproduire le plus fidèlement possible l’environnement des années 50-60. Plus que de simples décors, c’est une véritable atmosphère qui se dégage.
- Après avoir été défini, les modèles personnages permettent aux animateurs et aux « gouacheurs » de travailler sans modifier les formes et les couleurs des personnages ? Ils définissent les rapports de taille entre les personnages, les costumes, les attitudes… C’est la bible de la chaîne de fabrication.
- Les « props » sont les modèles graphiques des objets qui seront animés et peints sur des cellulos. Ils sont dessinés avec tous les détails, les différentes couleurs numérotés e sont identifiés par leur nom et par une nomenclature. Sur le coté de la feuille de modèle sont listés les plans dans lesquels chaque modèle apparaîtra.

4. Le « lay-out » et la mise scène définitive

- Le « lay-out » est l’étape qui permet de passer du « story-board » à l’animation : il reproduit et précise toutes les indications d’actions portées au « story-board ». Son but est d’établir un cadre dans lequel prendra place l’animation.
- C’est le moment de la mise en scène définitive de chaque plan du film. Plus le « lay-out » est précis dans la proportion et l’expression des personnages, plus l’action à animer sera précise. Il doit préciser les mouvement de caméra ainsi que les effets spéciaux. Un « lay-out » est composé d’un cadrage afin que l’opérateur et l’animateur placent tous les éléments du plan, d’une ou de plusieurs poses indiquant les mouvements des personnages dans un décor, d’une spécification des différents niveaux d’animation (quel personnage ou élément de décor doit se situer devant ou derrière).

5. Le mouvement

le principe de base de l’animation est lié à la technologie cinématographique. Pour obtenir une seconde de film, il suffit de photographier 24 images consécutives. C’est la succession de ces 24 photos, projetées à vitesse normal, qui donne l’impression du mouvement. Plus la décomposition d’un mouvement donne lieu à des dessins rapprochés, plus la fluidité de ce mouvement sera grande – et inversement. Pour un rythme fluide, le mouvement a été décomposé à raison de 12 dessins différents pour 24 images par seconde.

6. Le traçage et le « gouachage »

L’animation terminée et vérifiée, tous les dessins exécutés sont reproduits sur leur support transparent final (le cellulo), c’est le traçage. Pour les mettre en couleurs, on passe au « gouachage ».
Cette dernière opération s’effectue sur l’envers des cellulos, en suivant les modèles couleur. Les gouaches acryliques utilisées adhérent parfaitement et uniformément au cellulo. Le cellulo remis à l’endroit le dessin obtenu présente des couleurs lisses. Il est alors prêt à être filmé.